Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Net Zero


Publié le: 29 septembre 2021 par Atos

En août 2021, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations unies a publié un rapport établissant un lien direct entre la hausse des températures et l'aggravation des phénomènes météorologiques dues à l'activité humaine. Le sixième rapport d'évaluation du GIEC (AR6) contient également une évaluation sévère des conséquences du changement climatique sur notre planète.

Publié à un moment où de nombreuses populations à travers le globe souffrent de vagues de chaleur, de sécheresses, d'incendies de forêt, d’inondations ou encore de cyclones tropicaux dévastateurs, le rapport AR6 exhorte à adopter d’urgence des actions climatiques pour lutter contre les catastrophes actuelles et celles à venir.

Comme le souligne le rapport, chaque tonne de carbone a un impact. Les pays, les entreprises et les particuliers doivent désormais concentrer leurs efforts sur la décarbonation et la transformation vers zéro émission nette ou « Net Zero ».

Qu’entend-on par « Net Zero » ?

Le concept de « Net Zero » est tout d’abord un terme comptable appliqué aux émissions carbone. A l’heure actuelle, il n’existe pas encore de définition reconnue au niveau international ni de directives universelles sur la manière d'atteindre cet objectif. Pour y remédier, la Science Based Target initiative a publié en 2020 un ensemble de recommandations pour l’établissement d’un objectif zéro émission nette, et élabore actuellement un standard dédié.

Les experts en développement durable s'accordent de plus en plus pour définir le « Net Zero » comme un état dans lequel aucun gaz à effet de serre supplémentaire n’est ajouté dans l'atmosphère. Cela signifie que les émissions sont équilibrées par l'élimination du carbone de l'atmosphère grâce à des puits de carbone tels que des solutions fondées sur la nature (forêts, mangroves, capture du carbone, etc.) ou des solutions technologiques. Ce qui entre dans l'atmosphère doit alors en être retiré pour atteindre le niveau « Net Zero ».

Quel rôle joue le numérique ?

Le secteur numérique représente déjà 4% des émissions mondiales et 10% de la consommation mondiale d'électricité. Outre la montée en puissance de la consommation, la digitalisation accrue peut présenter des défis pour atteindre zéro émission nette. L'industrie de la téléphonie mobile en est un bon exemple, car de nouveaux modèles sont remplacés chaque année et 75 % des émissions de ce secteur proviennent de la fabrication des terminaux. Parallèlement à la digitalisation, on assiste à une multiplication des données, dont le taux de croissance annuel composé (TCAC) devrait atteindre 26 %. Cette croissance peut également présenter un risque pour le climat, car les données doivent être stockées, ce qui nécessite de l'énergie et entraîne d'autres émissions.

Pour contrer ces effets néfastes, la transformation numérique doit être réfléchie et combinée à des pratiques durables telles que l'évaluation du cycle de vie, la réduction des déchets, l'amélioration de l'efficacité et l'utilisation de sources d'énergie renouvelables. Les fournisseurs de clouds publics hyperscaler sont tous en train de dépasser le stade de la neutralité carbone pour atteindre le « Net Zero ». Neutre en carbone depuis 2018, Atos compense ses émissions sur l’ensemble de ses activités et a pour ambition d’atteindre zéro émission nette d’ici à 2028, en neutralisant les émissions carbone sur lesquelles le groupe a une influence, dont celles des fournisseurs et partenaires (cf. Scope 3 plus bas).

La digitalisation et la décarbonation doivent progresser ensemble pour que le numérique soit un moteur du changement dans un futur proche. En le plaçant au centre de la stratégie de décarbonation, et la décarbonation au cœur de la transformation digitale, les organisations s’assurent les bénéfices des deux transitions.

Comment fixer des objectifs « Net Zero » fondés sur la science ?

Les Science-Based Targets (SBTs) sont des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre alignés sur les dernières recommandations scientifiques. Ils quantifient en effet l'ampleur et la rapidité avec lesquelles une entreprise doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre pour éviter les effets les plus graves du changement climatique. Définir un SBT est ainsi essentiel dans la construction une stratégie climatique crédible.

Mettre en place un SBT permet de démontrer son engagement crédible à réduire ses émissions dans le cadre de sa stratégie « Net Zero » et garantit la volonté de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C (l'ambition minimale des objectifs de réduction des émissions des entreprises mise en place par la SBT initiative ou SBTi).

Quelles sont les activités au sein des organisations qui émettent le plus ?

La norme de comptabilité et de déclaration des entreprises la plus largement utilisée - GHG Protocol - classe les émissions de gaz à effet de serre d'une entreprise en 3 catégories :

  1. Emissions directes de GES (Scope 1). Cette catégorie couvre les émissions de GES provenant de la combustion de carburant, des véhicules et des émissions dites volatiles (comme les réfrigérants ou la fertilisation à l'azote) qui sont sous le contrôle direct de l'organisation.
  2. Emissions indirectes liées à l'électricité (Scope 2) et à la production d'électricité, de chaleur et de vapeur acquises par l'organisme.
  3. Toutes les autres émissions indirectes de GES liées aux activités plus larges de l’organisation, mais provenant de sources de GES détenues et / ou contrôlées par des tiers (Scope 3 ou émissions liées à la chaîne d’approvisionnement). Cela comprend les émissions indirectement liées à l'utilisation de biens de consommation et au transport associé, au traitement des déchets et aux déplacements des collaborateurs et des clients. Les émissions du Scope 3 sont généralement les plus importantes en matière d'empreinte carbone. Elles sont également les plus difficiles à réduire, car elles échappent souvent au contrôle direct de l’organisation.

Qu'est-ce que la compensation et pourquoi est-elle si importante ?

Même s’il est difficile d’éliminer toutes les émissions, en particulier à court terme, il existe des mesures simples à déployer rapidement pour enclencher la stratégie « Net Zero ».

En effet, soutenir les projets de développement durable qui protègent et restaurent les puits de carbone fait partie des mécanismes de compensation carbone. Il en va de même pour l'aide à la construction d'infrastructures renouvelables et le soutien aux communautés dans leur initiatives de développement durable qui permettent d’éviter de nouvelles émissions.

A plus long terme, il est important de flécher les investissements vers des projets permettant de séquestrer des émissions carbone ce qui permettra d’atteindre zéro émission nette si les émissions résiduelles après réduction sont équivalentes aux émissions séquestrées.

Ces types d'initiatives et l’essor des actions en faveur de la réduction des émissions carbone jouent un rôle essentiel dans la transition vers le « Net Zero » et démontrent la sensibilisation aux problématiques climatiques des organisations, ainsi que la prise en main de leur responsabilité vis-à-vis de leurs impacts écologiques.

Les efforts individuels alliés aux efforts collectifs quelle que soit leur intensité sont ainsi cruciaux pour réduire les émissions carbone et s’engager sur la voie vers zéro émission nette. La COP26 qui aura lieu début novembre à Glasgow en explorera les problématiques et les solutions.

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