Les élections municipales hissent le territoire intelligent sur le devant de la scène


Publié le: 8 juillet 2019 par Atos

De même que le digital transforme l’entreprise, il est en passe de changer profondément la façon dont les intercommunalités opèrent et se présentent à leurs habitants. Et le contour futur du territoire intelligent se décide aujourd’hui !

Après les entreprises, les métropoles et grandes intercommunalités sont à leur tour gagnées par la fièvre digitale. Si les citoyens souhaitent retrouver dans leur vie quotidienne la commodité des services numériques auxquels ils sont habitués, les organisations doivent de leurs côtés répondre à des défis complexes, interdépendants et inabordables sans l’aide de la technologie : repenser les réseaux de transport ou d’énergie, réfléchir à l’environnement et à la qualité de vie, développer l’attractivité et la vie économique… et faire face aux nombreux impératifs de fonctionnement.

Le territoire intelligent, c’est l’EPCI(1) qui a accompli sa transformation digitale. Le temps où la Smart City désignait une juxtaposition de projets innovants mais quelque peu hétéroclites à l’échelle d’une ville est donc révolu. Elle relève désormais d’une stratégie, donc d’une vision politique, qui doit permettre d’en fixer les objectifs, d’en définir les priorités et d’établir une feuille de route cohérente. Alors que se profilent les élections municipales, les choix sur l’ampleur de cette transformation et la direction à lui donner pourraient bien s’inviter dans les débats car il est clair que les décisions prises aujourd’hui conditionneront durablement cet urbanisme numérique.

Le territoire intelligent : une plateforme et un écosystème

Le territoire intelligent repose dans tous les cas sur une plateforme, c’est-à-dire un socle technologique ouvert autour duquel va se constituer un écosystème de producteurs et de consommateurs de données : les différents services municipaux, bien sûr, mais aussi les services publics locaux, les prestataires de services collectifs (transport, énergie, assainissement, affichage…), des entreprises, des startups, des associations… Grâce aux apports des uns et des autres, et à la richesse des informations partagées sur la plateforme, il sera possible de développer des cas d’utilisation originaux dans tous les domaines de la vie quotidienne (mobilité, voirie, environnement, culture, démarches administratives, tranquillité citoyenne…) et de proposer des optimisations que le cloisonnement des informations rendait jusqu’alors impossibles.

Dans le domaine des transports, par exemple, certaines villes et métropoles ont d’ores et déjà amélioré le pilotage de leurs flux de circulations en intégrant toutes sortes de paramètres : météo, travaux, manifestations culturelles ou sportives… Des simulations leur permettent d’évaluer l’impact d’un incident ou d’une décision et d’opter, par exemple, pour le meilleur itinéraire de délestage. Grâce à ces mêmes outils, les collectivités peuvent aider les entreprises locales à évaluer et optimiser leur plan de mobilité (PDM). Bordeaux Métropole a ainsi mis en place des plans de mobilité sur zone OIM (Opération d’Intérêt Métropolitain), avec pour objectif d’implémenter des solutions d’optimisation.

Cette plateforme, il appartient à l’EPCI de la mettre en place, de la maintenir et de l’entourer des compétences (techniques, mais aussi juridiques, support, marketing…) nécessaires pour constituer et animer l’écosystème. C’est également elle qui définit les conditions d’utilisation du système et, tout particulièrement, des données. Dimension majeure du territoire intelligent, l’open data ne signifie pas livrer à tous vents et sans restriction les données publiques, mais permettre l’accès à certaines données, à certains acteurs, dans certaines circonstances et à certaines conditions. De manière générale, la collectivité est garante de la sécurité, de la confidentialité et de la conformité des usages, au travers, notamment, du respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD). Les choix en matière de gouvernance de la plateforme et des données constituent des orientations majeures qui méritent, là aussi, d’être débattues et tranchées publiquement.

La standardisation des données, un indicateur de maturité

Un point, toutefois, ne doit faire l’objet d’aucun débat : la nécessité de standardiser les données. Standardiser ne veut pas dire uniformiser, car toutes les villes ont besoin de marges de manœuvre qui leur permettront de s’accommoder des spécificités de leur taille, de leur histoire, de leur démographie ou de leur environnement naturel. Mais toutes ont besoin d’une certaine stabilité technique qui leur permettra de s’inspirer de ce qui a été fait ailleurs, de partager les expériences et de transposer les bonnes pratiques. La standardisation des données permet aussi aux acteurs privés d’investir dans le développement de solutions commerciales car ils savent qu’ils pourront les diffuser.

L’intensification des travaux dans ce domaine au sein d’organismes tels que l’OASC (Open and Agile Smart Cities) est un bon indicateur de la maturité grandissante des villes. Cette préoccupation traduit une véritable prise de conscience et démontre que, dans les villes les plus en pointe, au temps des expérimentations a succédé celui des questions liées à leur industrialisation. Et bientôt viendra celui des choix structurants.

La mobilité, un cas d’usage du territoire intelligent

Versailles Grand Parc mène des expérimentations avec l’Institut VEDECOM, dont fait partie Atos, pour optimiser la mobilité urbaine : consolidation de l’offre de transport, utilisation des navettes autonomes, plans de mobilité d’entreprise, incitations à l’évolution des comportements… Elle s’appuie pour cela sur la plateforme ouverte Atos Standardized Interoperability Platform (ASIP), conçue par Atos pour accompagner des collectivités qui souhaitent démarrer des projets en interconnectant des standards européens et mondiaux dans les domaines de l'Internet des Objets, des Smart Cities (Fiware, Oascities, Synchronicity) et du transport intelligent (Cooperative Intelligent transport Systems).

Car plus les systèmes des différents opérateurs et des territoires intelligents seront interopérables, plus il sera possible d’innover. Pour preuve, c’est dans les villes ou les territoires les plus en pointe sur ce sujet, comme Amiens Métropole ou Bordeaux Métropole, que les habitants peuvent goûter dès aujourd’hui aux possibilités de la mobilité de demain.


EPCI(1) : Etablissement public de coopération intercommunale

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