La gestion de portefeuille de projets, un outil de maîtrise pour les collectivités


Publié le: 19 juin 2017 par Atos

Dans une période de fortes contraintes budgétaires et de vigilance accrue, le temps des projets mal ficelés, qui n’avancent qu’à grand peine et à grands frais, est plus que jamais révolu pour les collectivités. D’autant qu’avec l’évolution de leurs compétences et la nécessaire digitalisation, les chantiers importants ne manquent pas. Dans ce contexte, les outils de gestion de portefeuilles de projets leur apportent tout à la fois la maîtrise, l’efficacité et la transparence qui sont aujourd’hui attendues d’une administration moderne.

Avant de lancer un nouveau projet, quel qu’en soit le domaine, les collectivités ont désormais besoin de certitudes. Sous pression de toutes parts, elles ne peuvent plus engager des budgets sans être en mesure d’en justifier le bien-fondé. Il leur faut prouver que les dépenses sont faites dans les règles, que les ressources sont à la hauteur de la tâche et affectées avec justesse, que les coûts et les délais sont sous contrôle. Et, bien sûr, pouvoir démontrer l’utilité du projet lui-même et sa contribution aux grands objectifs stratégiques et politiques.

Que l’on ambitionne d’organiser les Jeux Olympiques, de construire une piscine ou de développer une application mobile, les préoccupations sont en définitive les mêmes. Et il faut pouvoir y répondre non seulement en amont du projet, afin qu’il soit validé, budgété et programmé, mais aussi tout au long de sa réalisation. En effet, lorsque surviendront les premiers – et inévitables – imprévus, il faudra être en mesure de réévaluer dynamiquement tous ces aspects. Autrement dit, pouvoir réviser si besoin le planning, les budgets et les charges de personnel en tenant compte des autres projets en portefeuille. Sans visibilité d’ensemble, sans capacités de simulation et seulement armé d’un tableau Excel artisanal, ce sera extrêmement difficile.

Suivre les projets, fédérer les acteurs

Issus du monde de la R&D, où l’on a très tôt voulu savoir ce qui été dépensé et à quelles fins, les outils de gestion de portefeuilles de projets (ou PPM, pour Portfolio Project Management) sont précisément conçus pour répondre à ces problématiques. Parfois qualifié d’« ERP projets », le PPM permet d’établir les objectifs, le cadencement et les ressources de chaque projet, puis d’en faire un suivi rigoureux. On peut ainsi détecter d’éventuelles dérives (Risk Management), en évaluer l’impact sur des projets connexes, réaménager les plannings en fonction. Bref, le PPM est un outil de maîtrise dans un environnement complexe. Par exemple, les projets des collectivités impliquent souvent de nombreux acteurs, sous-traitants ou exploitants, dont les contrats multiplient les échéances, jalons et clauses sous conditions. Le PPM permet d’attacher des documents et des pièces justificatives tout au long de la vie du projet, renforçant ainsi la traçabilité, la conformité et la sécurité juridique. On parle alors de Contract Management.

Au-delà de son rôle de référentiel de gestion, le PPM a pour autre bénéfice de fédérer l’ensemble des acteurs du projet. Il met en cohérence le vocabulaire, les jalons, les méthodes, et les façons de travailler autour de circuits de validation communs et d’informations partagées. Chacun se parle, se comprend et sait ce qu’il a à faire.

« Grâce au PPM, toute l’information relative au projet est disponible, sûre et à jour, et peut donc être extraite de manière à apporter des réponses précises. » Frédéric Roubaix, Atos

Efficacité et crédibilité de l’organisation

Tout ceci contribue à l’efficacité de l’organisation mais aussi à sa crédibilité vis-à-vis de ses parties prenantes : décideurs politiques, citoyens, autorités de contrôle, organismes subventionnaires, partenaires et contractants privés… Grâce au PPM, toute l’information relative au projet est disponible, sûre et à jour, et peut donc être extraite de manière à apporter des réponses précises. À tous les stades du projet, on peut démontrer que les engagements ont été tenus ou sont en voie de l’être.

Deux catégories de solution de PPM existent aujourd’hui sur le marché. Les premières, que l’on paramètre à la manière d’un ERP, permettent de s’adapter précisément aux processus en vigueur. Le risque est alors de pécher par excès de détail et d’alourdir un outil dont la performance est capitale puisqu’il doit être capable à la volée de simuler un budget ou de réaffecter des ressources. Un outil trop riche devient vite inutilisable, et inutilisé, sans parler du coût de sa maintenance. L’autre approche consiste à recourir à des processus standard que l’on n’adapte qu’à la marge. Moins coûteux à exploiter, cela implique en revanche plus d’adaptations pour l’organisation. Ce qui est un mal pour un bien car cela va diffuser de bonnes pratiques de gestion et de collaboration. Parmi ces solutions, qui s’interfacent souvent avec d’autres outils (ERP, paye, gestion du temps…), certaines ont en outre l’avantage d’être adaptées aux collectivités, en intégrant les spécificités de la comptabilité publique par exemple.

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