Ces (pas si) nouvelles technologies au service de la lutte anti-covid


Publié le: 8 octobre 2020 par Atos

Avec la vague épidémique de coronavirus, un flot de nouvelles technologies est venu déferler dans nos quotidiens. Enfin « nouvelles »... pas tant que ça : pour la plupart, il s’agit surtout de technologies pré-existantes auxquelles on prête de nouveaux usages. Tour d’horizon de cinq dispositifs conçus pour des usages bien précis, et réorientés dans le sens de la lutte contre le virus.

 

Le jumeau numérique, de l’industrie aux labos

Jusqu’à ce début d'année, les jumeaux numériques (ou digital twins) étaient surtout les grands héros des usines. Grâce à eux, le monde industriel est désormais capable de créer un double virtuel de chaque système, d’en anticiper les pannes, de pré-tester de futurs déploiements, ou de simuler différents scénarios avant même d'avoir à les déployer in situ et de manière indolore pour les équipements physiques. Jusqu’ici timidement invités dans l’univers sanitaire, les twins ont pourtant mis les bouchées doubles en direction des hôpitaux et laboratoires depuis le début de l’épidémie.

Grâce à eux, on est aujourd’hui capable de créer le double numérique (et insensible !) d’un patient, de simuler le processus de production d’un vaccin et la réaction du corps humain à son contact, et ainsi de gagner du temps dans la course contre la montre face au virus (et aux laboratoires concurrents). Le petit plus ? Hors du milieu sanitaire, les jumeaux numérique ont également permis aux entreprises de piloter leurs entreprises à distance et de simuler les flux de personnes dans ses bureaux selon différents scénarios (télétravail, rotation horaire, etc.).

L’IA de reconnaissance vocale, de l’analyse du langage à l’analyse de la maladie

Qui a déjà eu affaire à un dispositif de reconnaissance vocale le sait : que ce soit pour un logiciel de dictée vocale, de traduction ou d’assistant vocal interactif, pour bien se faire comprendre, mieux vaut s’exprimer clairement ! Du moins, c’était le cas jusqu’à ce que le coronavirus arrive. Depuis, de nombreux spécialistes de la reconnaissance vocale invitent les individus à s’étouffer dans leur micro. Plus exactement, il s’agit de fournir un échantillon sonore de sa toux pour y détecter d’éventuelles détériorations de la voix qui interviennent quand les liquides pulmonaires subissent les interférences de la maladie. Parmi les solutions existantes, la solution Covitwo développée par la startup Rcup cherche à concevoir à terme un terminal qui oriente les individus dans un parcours de soin en fonction de leur toux.

L’Ultra WideBand, de la communication à la distanciation

Moins connu par le grand public que le WiFi, le Bluetooth ou le RFID, l’UltraWideBand (UWB) est une technologie radio pourtant largement présente dans nos appareils connectés, et qui permet une localisation très précise des objets. Dans l’iPhone 11, le standard permet par exemple d’utiliser le dispositif d’envoi de fichiers Airdrop avec une précision jamais vue, simplement en pointant son smartphone vers le destinataire. Dans le monde professionnel, la technologie permet d’assurer une géolocalisation indoor avec exactitude jusqu’à quelques centimètres près. Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, changement de stratégie : l’UWB consiste moins à connecter les individus qu’à les tenir éloignés dans le respect des règles de distanciation sociale. Les badges de distanciation sociale KYD (Keep Your Distance) conçus par la startup française Zozio en sont un bon exemple.

Les bactéries, des super-boissons aux super-masques

Habituellement utilisée pour produire de la cellulose - ou du kombucha - la bactérie acetobacter xylinum permet dorénavant de créer un film aussi filtrant que les masques de protection anti-particule N95. Lutter contre le virus grâce à une bactérie, c’est l’idée portée par deux designers américains du Sum Studio. Leur prototype de bio-masque - appelé Xylium Mask - est encore à l’état de recherche, et n’attend que les tests pour prouver son efficacité.

L’ozone, de la thérapie à la désinfection

Désinfectant puissant, l’ozone est depuis des années utilisé dans le traitement des eaux usées. C’est aussi une alternative saine et inodore au chlore, dans la désinfection de l’eau potable. Ce n’est donc pas un hasard si les hôpitaux sont de plus en plus nombreux à l’inviter dans leurs blanchisseries, qui plus est depuis le début de l’épidémie. Sous forme de gaz, l’ozone permet de neutraliser le virus lorsqu’il circule dans l’air en suspension. Et pour le grand public ? Grâce au studio italien Carlo Ratti Associati, il existe également un prototype de dressing portable - appelé Pura Case - qui élimine en 1h virus et bactéries des habits. Le dispositif fonctionne sans recharge : il aspire un peu d’air extérieur - du dioxygène - dont il brise les molécules pour créer de l’ozone, déjà utilisé comme antibactérien, antifongique et antiviral dans le traitement des plaies.

Autant d'exemples qui nous rappellent que c'est dans les vieux pots qu'on fait parfois les meilleures innovations !

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