Banque digitale : comment les institutions financières protègent leurs données clients


Publié le: 3 mars 2022 par Atos

Même si la banque digitale offre de nouvelles possibilités aux consommateurs et aux entreprises, elle ouvre aussi un nouveau front aux cybercriminels et fraudeurs. Comment les banques et les FinTech peuvent-elles se prémunir efficacement et protéger leurs clients ? Une stratégie cohérente pour chaque étape du parcours client - du premier au dernier clic - semble nécessaire.

 

La progression de la transformation numérique des services financiers et de l’open banking engendre autant de nouvelles opportunités que de risques. En effet, la collecte massive et l'analyse des données au cours de la dernière décennie ont aidé les institutions à offrir à leurs clients de meilleurs services et expériences, via des applications mobiles par exemple. La directive révisée sur les services de paiement (DSP2) a de plus permis aux clients de choisir de partager en toute sécurité leurs données avec des fournisseurs tiers en échange de services personnalisés, de conseils et d'analyses de leurs revenus et de leurs dépenses. C’est le cas de Lydia, l’application française qui agit comme prestataire de service de paiement et qui offre en même temps des services de compte courant, d’épargne et plus récemment de cryptomonnaie.

Cependant le partage massif de données peut faire la joie des hackers. Même si le passage au cloud apporte un certain nombre d'avantages en termes d'agilité et d'efficacité pour les consommateurs et les organisations, il crée également de nouvelles vulnérabilités qui peuvent être exploitées si elles ne sont pas maîtrisées.

Partager les responsabilités, collaborer, réglementer et utiliser les technologies avancées

Une approche rigoureuse pour sécuriser chaque transaction contre la fraude en ligne et la cybercriminalité financière est de rigueur, et les mesures de sécurité doivent être adaptées pour garantir la facilité d'utilisation et l'accessibilité des services pour les clients.

La première étape est de concevoir la stratégie de cybersécurité, assise sur des technologies réglementées et éprouvées, entre les parties prenantes : les banques avec leurs clients et avec leurs fournisseurs notamment cloud. Les institutions et leurs fournisseurs cloud travaillent également en partenariat pour gérer la conformité dans différentes zones géographiques. En d’autres termes, la collaboration est clé, afin que chaque acteur de l'écosystème comprenne son rôle et ses responsabilités. Par ailleurs, l’évolution du paysage réglementaire peut combiner des incitations à partager les meilleures pratiques avec des exigences légales ou administratives, par exemple en faisant de la cybersécurité une condition d'octroi de licence.

D’un point de vue technologique, le cloud computing permet de déployer des services et contrôles de sécurité essentiels pour gérer les accès des utilisateurs rapidement et prévenir les attaques. Algorithmes d'intelligence artificielle et d'apprentissage automatique repèrent les activités anormales, déclenchent des réponses automatisées et continuent à recueillir des renseignements sur les menaces. Enfin, les solutions d’identité numérique jouent un rôle essentiel dans le maintien de la confiance numérique grâce à des technologies telles que la biométrie.

Lutter contre l’obsolescence et l’exclusion

Les priorités d’aujourd’hui deviendront les urgences de demain. La Banque centrale européenne a alerté les acteurs bancaires sur l’augmentation des risques dus à la numérisation croissante des services financiers, l'obsolescence de certains systèmes d'information bancaires et une interconnexion plus grande entre ces systèmes d’information et ceux de tiers.

Parmi les problèmes identifiés, le plus épineux est celui des systèmes hérités, dont beaucoup sont de plus en plus vétustes. Pourtant, moderniser ces systèmes offre aux institutions de nouvelles possibilités de s'assurer que les clients opèrent dans un environnement en ligne sécurisé, en veillant à ce que des technologies telles que le cloud soient déployées pour protéger les consommateurs, lors de transactions transfrontalières, par exemple.

Le secteur doit également veiller à mettre l’inclusion au cœur de sa transformation. Permettre aux plus démunis et aux personnes en difficultés d’accéder facilement aux services financiers et bancaires traditionnels, telle est la mission de la finance inclusive. L'inclusion financière est en effet cruciale pour prévenir du risque de surendettement qui engendre l’exclusion bancaire et a fortiori l’exclusion sociale. Les progrès réalisés en matière d'identité numérique et d'accessibilité des services bancaires en ligne sont essentiels pour réduire la fracture numérique et faire en sorte que des services bancaires sûrs, sécurisés et accessibles soient à la portée de tous.

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